Le Village de M. Night Shyamalan

mars 16, 2010 par Guillaume Goumat  
Classé dans Critiques, Culture, Ecrans

Je ne suis pas particulièrement fan des films d’époque mais paradoxalement l’un de mes films préférés (mon préféré?) fait partie de cette catégorie… Certainement parce que, malgré les costumes du XIXème siècle, le Village de M.Night Shyamalan (sorti en 2003) fait écho à notre époque.

Lire la suite ici…

Des fleurs pour Algernon

février 22, 2010 par Delphine Bellon  
Classé dans Critiques, Culture, Littératures

fleursalgernonQuand on ouvre ce livre, on commence par se dire Euh… y a pas un problème avec la traduction française, non ?! Puis on tourne les pages Non mais vraiment, tout le livre est comme ça parce que j’crois que ça va pas l’faire ?! Puis on tourne encore les pages, un peu circonspect. Et encore et encore. Là, de plus en plus captivé. Finalement, on ne s’arrête plus. Et en versant une larme amère, on regrette d’avoir lu Des Fleurs pour Algernon si vite…

Lire la suite ici…

Réflexions sur la peinture de Moris Gontard

février 18, 2010 par Eliza Ploya  
Classé dans Critiques, Culture

Illustre représentant de l’abstraction lyrique (1) , exposé en permanence à la Galerie du Vieux Lyon actuellement sur les cimaises, Moris Gontard étonne par la précision de son geste sur la toile et sa virtuosité pour construire des espaces de perspective en n’utilisant que la couleur. Aucune ligne ne perturbe cette atmosphère feutrée faite d’embruns de peinture-matière, de traînées horizontales parallèles et coulures fluides.

Lire la suite ici…

Tokyo Sanpo. Japan, wait for me !

février 18, 2010 par Delphine Bellon  
Classé dans BD - Manga, Critiques, Culture

tokyo-sanpoAttention, livre culte ! Culte pour ceux qui aime le dessin et le Japon !! Culte pour ceux qui préfèrent vivre, expérimenter et voir les choses pour de vrai mais qui en attendant que ça arrive, se consolent avec ce genre de livre. Ni un carnet de voyages, ni un guide, ni une aventure, juste un livre en dessins sur les 6 mois de Florent Chavouet à Tokyo. Où plutôt que de prendre un job pourri pendant que sa copine faisait son stage d’études, il a pris un vélo, acheté une chaise pliante et dessiné les quartiers de Tokyo.

Lire la suite ici…

Monofocus, Fratelli Brutti

février 4, 2010 par Josefine  
Classé dans Critiques, Culture, Musique

Monofocus, c’est pas un ovni, c’est une yourte !

pochette-fratelli-brutti Ça commence par une invitation, Vieni Carlo, avec un Monsieur Loyal qui nous accueille dans « le palais de phénomènes, pour un spectacle unique qui fait courir tous les amateurs de curiosité et d’émotions». Alors on y va, à fond les roulottes dans ce road trip désertique, y’a des créatures fantastiques et des harmonies électro-dingues, des pistons colorés et du monde improbable et fou de Freaks là dedans !

Le groupe tricote, dans ce premier album réussi et décalé, une musique aux multiples fils : du théâtre de rue, du jazz, de la nostalgie, des fantasmes de circus company, des samples de route poussiéreuse, des montreurs d’ours et même, c’est certain, des hommes troncs rouleurs de clope et des entraineuses femmes à barbe ! Ces trois là parlent une langue bizarre, expressive qui éclaire un univers personnel hyper créatif et libre ! On dirait des orgues de barbaque synthétisés, des voix rauques allumées et du tuba aussi. Dans Fratelli Brutti, y’a toute une fabrique de musique visuelle et énergique.

L’album, sorti en 2008, s’enrichit au rythme des concerts et résidences du groupe, en tournée tout l’été ! N’hésitez pas à pousser la toile de ce chapiteau : c’est de l’électro blues jazz forain, et ça s’appelle : Monofocus !

Pour les dates de tournée allez voir le Myspace de MonoFocus

Entre autres :

Le 13 février 2010 à Vaulx en Velin dans le cadre du festival « La Voix ds mots »

le 03 avril 2010 à Paris aux 3 Baudets

le 07 mai 2010 à Chambéry pour le Festival international de la guitare


Monofocus-degringo (HD)

Oncle Vania, vu par la Compagnie Les Tréteaux de France

La compagnie des Tréteaux de France nous propose actuellement parmi plusieurs de ses spectacles itinérants « Oncle Vania ». Avec les Tréteaux de France, ce n’est plus nous qui allons au théâtre, mais c’est le théâtre qui vient à nous. En effet, cette compagnie se déplace dans les villes et fait ses représentations sous un chapiteau rouge d’une capacité d’environ 300 places, ressemblant étrangement à celui d’un cirque.

oncle-vania-1 Oncle Vania est une pièce écrite par Anton Tchekhov en 1897 quelques années avant sa mort. Bien que l’on y rie beaucoup, ce qui s’y passe est parfois dramatique. Dès la levée du rideau nous sommes immiscés au cœur d’une discussion dans le salon familial. Le retour du professeur Serebriakov dans la maison de sa première épouse perturbe la vie de sa nouvelle femme, de sa fille et de son frère – Oncle Vania…

Cette oeuvre qui a plus d’un siècle reste pourtant étonnamment contemporaine. C’est une pièce très dynamique où au fil des saisons les personnages aiment, haïssent, dérapent, dansent, pleurent, vivent tout simplement! Et nous les regardons vivre, sans pouvoir intervenir. Le décor (Thierry Good et les Ateliers du Spectacle) est simple, mais très bien pensé. Les nombreuses portes donnant accès au salon principal s’ouvrent et se referment (ou pas d’ailleurs) au rythme de passage des neuf personnages, ce qui nous permet d’anticiper leur arrivée.

flyer-oncle-vania Le décor évoque un peu la maison labyrinthique de Docteur Jekyll et Mister Hyde et permet en transparence la chorégraphie des personnages. Les seconds rôles sont formidables. Les intermèdes et sarabandes d’Efim le mystérieux musicien (Antony Cochin) ont lieu pour notre plus grand bonheur. Quant aux répliques crues de la nourrice Marina (Olga Abrego, tenant de nombreux rôles pour le théâtre et le cinéma, elle apparaît dans La bicyclette bleue, La Haine…), elles nous arrachent toujours un sourire tout au long de la représentation. Les personnages émouvants et comiques nous font passer du rire aux larmes, mais il manque parfois ce petit plus qui nous ferait chavirer.

Vous pourrez découvrir « Oncle Vania » à travers la France jusqu’en juin 2010. Pour plus d’informations sur les villes égayées par ce chapiteau et les dates, ainsi que sur les autres spectacles, consultez leur site.

Les Modernes s’exposent : Picasso, Matisse, Dubuffet, Bacon….

janvier 28, 2010 par Delphine Bellon  
Classé dans Critiques, Culture

modernes-mba-aff-expo-800Ça sentait un peu l’arnaque cette expo… Pas vraiment une expo d’ailleurs. Mais une nouvelle présentation de la collection de peinture moderne du Musée des Beaux-Arts de Lyon, comme l’annonce le livret. Rien de nouveau et du déjà-vu a priori… Alors, ca vaut le coup ou pas cette «expo-qui-n’en-est-pas-vraiment-une-en-fait» ?
Lire la suite ici…

Paranormal Activity

janvier 25, 2010 par Stephanie Lehu  
Classé dans Critiques, Culture, Ecrans

Critique

Paranormal Activity (sorti le 2 décembre) est l’histoire de Katie (Katie Featherston) et Micah (Micah Sloat),  un jeune couple venant de s’installer dans une maison de banlieue où ils vont petit à petit constater d’étranges faits nocturnes. C’est alors que Katie décide de révéler à Micah que déjà depuis toute petite elle est victime de faits paranormaux. Ils prennent donc l’initiative de filmer le quotidien de leurs nuits afin de capturer la moindre trace de cette « présence » démoniaque qui les hante.

paranormal-activity L’idée de départ du réalisateur, Oren Peli, encore inconnu jusqu’à aujourd’hui, est bonne : faire un film d’horreur sur une maison hantée, caméra au poing en jouant uniquement sur la suggestion. Car ici, ce qui fait peur, c’est ce qu’on ne voit pas. En effet, une importance toute particulière est accordée aux sons, au hors-champ. Avec très peu de moyens Oren Peli explore nos peurs d’enfants : être dans le noir. Cela rappelle évidemment le succès du Projet Blair Witch il y a dix ans, mais sans l’égaler. De même, pour nous faire croire à un fait réel documenté et mieux rentrer dans l’histoire, ce long-métrage est sensé être un montage d’images amateur retrouvées sur les lieux après ces faits monstrueux, comme on l’avait aussi récemment vu dans Cloverfield.

affiche-paranorma-activity Cependant bien que le jeu des acteurs soit bon et naturel et leur vie de couple tout à fait crédible, cela ne réussit malheureusement pas à sauver le film. Il est court (environ 90 min), mais les scènes trop répétitives et attendues donnent une impression de lenteur extrême. Nuits angoissantes, puis journées passées à visionner les rushes s’enchaînent sans jamais en voir le bout. Même si les interventions démoniaques vont légèrement crescendo, il ne se passe pas grand-chose au final, en tout cas pas assez pour être vraiment effrayant. Ce ne sont que bruits de pas dans les escaliers, porte qui bouge et lumière qui s’allume toute seule. Et ce qu’on cherche quand on va voir un film d’horreur, c’est un minimum de frissons, non ? De toute façon les seuls moments un tant soit peu horrifiants étaient tous montrés dans la bande-annonce.

On a du mal à croire Steven Spielberg, qui aurait dit que c’était l’un des films les plus effrayants qu’il ait jamais vus. Ne vous inquiétez pas, la phrase présente sur l’affiche mentionnant « Terrifiant ! Bonne chance pour dormir après » est un peu exagérée. Après avoir vu Paranormal Activity vous pourrez tomber dans les bras de Morphée sans aucune crainte !


Les Artefacts du pouvoir

janvier 24, 2010 par Isabelle Godard  
Classé dans Critiques, Culture, Littératures

Critique

Le titre du roman est assez représentatif de son contenu, mais assez touffu quand on pense qu’il y a quatre tomes… Moi qui avais acheté ce gros volume en pensant trouver un one shot, je n’avais pas très bien lu la quatrième de couverture (comme quoi il peut parfois s’y trouver des informations!). Ce premier tome ne m’est cependant pas (trop) tombé des mains. On imagine donc aisément quand même qu’à chaque tome correspondra la quête et la maîtrise d’un des  fameux « artefacts »…

Un résumé, parce qu’il en faut bien un…

artefacts1 Dans un monde ou les Mages règnent plus ou moins sur les mortels sous prétexte de maintenir l’équilibre cosmique, Aurian, fillette à l’enfance contrariée par la mort de son père et l’indifférence chagrine de sa mère, est une petite magicienne sauvageonne qui vit loin de tout. Un ami de son père, Forral, la prend sous sa coupe et l’aide à grandir, lui apprend à se battre, et suite à quelques péripéties, conditionne son départ pour l’académie des mages. Où elle deviendra ce qu’elle est en réalité, une vraie, grande et puissante « Mage » maîtrisant tous les éléments. Seulement, les luttes de pouvoir au sein d’une communauté de mages qui s’étiole fait bientôt exploser l’ordre établi. Aurian, éprise de son mentor (Foral), se rebiffe face à la concupiscence et la soif de pouvoir de l’Archimage Miathan. Elle entame donc une quête avec l’aide de l’esclave Anvar, qui se révèle lui aussi plein de surprises. Dans leur fuite éperdue ils recherchent le moyen de retrouver les « artefacts », quatre objets magiques perdus dont Miathan détient le plus terrifiant. En chemin, évidemment, ils rencontrent un monde fou, amis, ennemis, et subiront de multiples épreuves. Parmi lesquelles, pour Aurian, l’acceptation de la mort de son compagnon, et pour Anvar, son émancipation et l’affirmation de son affection grandissante pour la magicienne.

Hors sujet
Je souhaite quand même pousser un coup de gueule au sujet de cette manie qu’ont les auteurs de fantasy de penser leur œuvre automatiquement en terme de nombre de volumes (sans compter les univers parallèles qui s’ajoutent souvent par la suite, voir Le Trône de fer de RR Martin par exemple). Quand on pense que dans certains cas comme celui précédemment cité, ou dans celui, ô combien intéressant de Zelazny avec les 9 princes d’Ambre (qui date un peu, mais que dire des grands auteurs de Science Fiction?), le fait d’ajouter des volumes se comprend, s’accepte et se digère, parfois on a l’impression de mourir étouffé sous les tomes et les aventures farfelues d’autres héros de saga qu’on fait durer jusqu’à la limite du supportable, comme par exemple dans le cas de l’Assassin royal de Robin Hobb, mais je pense que je reviendrai dessus dans une chronique à part avec un peu plus de recherche en amont. Ici, prenez (ou reprenez) votre respiration, parce qu’on entre dans le vif du sujet.

La Fantasy dans le vif (du sujet)
Dans le cas de notre mage rousse aux yeux verts (qui l’eût cru ?) Aurian, que dire sinon que les clichés et les approximations s’accumulent au fil du texte. Il s’agit d’une histoire banale de lutte pour le pouvoir et contre l’ambition, le tout pour rétablir un équilibre perdu. Les Mages sont grands et beaux et forts et immortels, on s’adresse à eux avec circonlocutions et respect, et ils sont soit gentils, soit méchants, très très méchants. Le personnage principal suit le schéma du roman d’apprentissage : honnête, droit quoique colérique, humble et désintéressé, et cela va sans dire, tout le monde l’aime et lui prête allégeance, hommes comme animaux. En plus, c’est une femme, alors c’est d’autant plus admirable. Et, évidemment, elle n’est pas exempte de doutes passagers, comme tout héros qui se respecte. Mais sa voie, c’est de sauver le Monde.
L’auteur n’a pas échappé au désir de mélanger toutes les créatures possibles et sorties de l’imaginaire commun, licorne, hommes volants, Phées (fées, fae…), animaux qui parlent, dragons, pirates, roi esclavagiste, géants endormis, baleines vénérables et j’en passe un tomberau, mais sans beaucoup d’originalité. L’accumulation foisonnante et la succession trépidante d’épisodes qui feraient selon certains la caractéristique agréable de ce livre est plutôt selon moi synonyme de fouillis un peu brouillon, et sans grand intérêt pour parler simplement. Les « épreuves » pour retrouver l’artefact nommé « le Bâton de la Terre » par exemple : comme par hasard la cachette est située sur le chemin d’Aurian, comme par hasard elle appuie sur le mécanisme pour passer à travers la paroi, et la narration de l’épisode en lui-même devient complètement absconse (avec une sorte d’araignée en acier sortant d’on ne sait ou, un pont invisible comme dans Harry Potter, et des pièges affreux mais qu’on évite facilement, mais on n’en est pas à une aberration près).

Où parfois l’on se dit que trancher (dans le vif), c’est pas plus mal…

En clair, après 400 pages on se rend compte qu’il y en a encore autant, qu’on n’en peut plus des allusions relatives à l’amour naissant d’Anvar pour Aurian (déclaré enfin dans les tout derniers chapitres), et que les personnages passent leur temps à presque mourir et à quasi ressusciter sans arrêt, ce qui devient, oh, juste un tout petit peu, fatigant.
Est-ce, quelque part, la « faute à la traduction » ? Une langue lourde, des phrases longuettes, des expressions pas toujours très heureuses, et quelques perles. Je n’ai pas résisté à l’envie de vous rapporter ici quelques exemples. Tout d’abord les décalages absurdes, limite hilarants : « Il roula alors sur le dos et sentit son coeur se transformer en boule de glace lorsqu’il leva les yeux vers le visage (…) de l’Archimage » (p.781) : alors, quel parfum ? Pistache, vanille, viande hachée ?
Ensuite, les mauvais concours de circonstance : « Il ramena sa robe de chambre autour de lui et leva à grand-peine ses os usés » (p.788)… Jeu de mots involontaire qui s’est traduit chez moi par un ricanement nerveux et m’a fait lâcher complètement le fil de l’histoire…
Enfin, les emphases lyrico-débordantes : « Le ciel aurait dû ressembler à un grand saladier bleu qu’animait la joie sauvage et pétillante du chant des alouettes » (p.802) ; ou encore « Des brindilles couvertes d’épines lui crevèrent les yeux et des branches lui déchirèrent la peau douce du ventre, éclaboussant le sol de projections de sang et d’entrailles » ou l’on se demande ce que vient faire la « peau douce » dans cette vision d’horreur…

Tout cela ressemble donc fort à du remplissage de lignes, tant du point de vue narratif que du point de vue stylistique à proprement parler. On attendra de lire la suite, en se disant qu’on a quand même fait mieux question imagination dans ce domaine, mais enfin comme il faut de tout pour faire un monde (même merveilleux), on peut quand même lire Les Artefacts du pouvoir d’une traite parce qu’en matière de SF on n’a rien sous la main, en sachant qu’on n’en gardera que le souvenir douçâtre que laisse un blockbuster de l’été.

Les Artefacts du pouvoir, de Maggie Furey, ed. de poche : J’ai Lu Fantasy, 2009.

« Page précédente